dimanche 21 octobre 2018

Cornelia Schleime la Stasi

953
né à Berlin-Est
1970 - 75Coiffure, études de maquilleuse, marié
1975 - 80Etude graphique et peinture, HfBK Dresden
à partir de 1981Interdiction d'exposition en RDA
1984Déménagement à Berlin-Ouest - en lien avec le départ, la disparition de l'œuvre jusqu'alors créée
1985Bourse de travail du Sénat pour les affaires culturelles de Berlin
1989Bourse PS1 du DAAD pour une visite de travail d'un an à New York
1992Projet et bourse de travail Kunstfonds Bonn - lauréat de l’échange de projet "Mauer im Kopf", voyage d’étude de la Stiftung Neue Kultur au Kenya
1993SEULEMENT - bourse de voyage (voyage aller-retour en Indonésie en 1994)
1997Atelier de l'Association culturelle germano-brésilienne à Salvador da Bahia, Brésil
1998 - 99Voyage d'étude à Hawaii
2000Membre de l'Académie des Arts de Saxe, Dresde
2003Gabriele Münter Prix
2004Fred Thieler Prix
2005Prix ​​de peinture excellente, Musée national d'art de Chine
2005Professeur à Münster / Westf.
2010Bourse honorifique au Künstlerhaus Lukas à Ahrenshoop
2016Hannah Höch Prix
 

Vit et travaille à Berlin et dans le Brandebourg et à La Palma


Cornelia Schleime les papes








Cornelia Schleime les Nonnes



Cornelia Schleime

Cornelia Schleime

Cornelia Schleime

Cornelia Schleime

Abnousse Shalmani : "Avec l'écriture inclusive, on prend les femmes pour des connes !"
La féministe d'origine iranienne fustige un féminisme de plus en plus victimaire, puritain et séparatiste. Elle en appelle à la liberté plutôt qu'à la morale. 
Merci François , des mots qui sonnent ET me parlent! 
In Le point :
Quand le pouvoir manipule la langue, c'est qu'il veut changer la manière de penser de ses concitoyens. Une tentation totalitaire bien décodée par Orwell.
Par Sébastien Le Fol
Cette vilaine manie de l'État et des politiques de réécrire la langue française. Dans sa satire 1984, George Orwell a bien montré où cette manipulation pouvait mener avec sa géniale invention : la novlangue. La perversion de la langue engendre une métamorphose de la pensée. L'État totalitaire détruit des pans entiers du vocabulaire. Ainsi, le crime intellectuel devient impossible, car il n'existe plus de mots pour le commettre.
Parallèlement à son œuvre phare, Orwell a rédigé en 1946 un petit texte prophétique, « La politique et la langue anglaise »*. Nous serions bien inspirés de le relire à l'heure de la polémique sur l'écriture inclusive. Et, pour nous protéger de l'inflation de jargons produits par la technocratie, les pédagogistes de tout poil et les professeurs Tournesol des théories managériales.
« Prothèses verbales »
Orwell fustige la « décadence » de la langue anglaise. Non pas la langue dans son « usage littéraire », mais « en tant qu'instrument permettant d'exprimer la pensée ». Que constate l'essayiste ? « Le style moderne, estime-t-il, ne consiste pas à choisir des mots en fonction de leur sens ni à inventer des images pour rendre plus clair ce que l'on veut dire. Il consiste à agglutiner des paquets de mots prêts à l'emploi et à rendre le résultat présentable par de simples astuces de charlatans. »
Il égratigne le langage politique, « sans vie et imitatif », qui consiste en « euphémismes, pétitions de principe et imprécisions nébuleuses ». Son « catalogue d'escroqueries et de perversions du sens des mots » paraît avoir été écrit en 2017 ! On y trouve ce qu'il appelle des « prothèses verbales », comme « militer contre » ou « donner lieu à », dont l'objectif est l'élimination des verbes simples. Mais aussi le style prétentieux : on utilise des termes tels que « phénomène », « catégorique » ou « promouvoir » pour « déguiser des réflexions banales et donner un air d'impartialité scientifique à des jugements partisans ». Sans oublier les « métaphores éculées, qui ont perdu tout pouvoir évocateur et qui sont utilisées pour la seule raison qu'elles évitent aux gens la peine d'inventer eux-mêmes des phrases » : chanter sur tous les tons, prendre fait et cause pour, être au coude à coude avec…
Aujourd'hui encore, la régénération de la politique passe par une simplification du langage. « Ce qui importe avant tout, disait Orwell, c'est que le sens gouverne le choix des mots, et non l'inverse. » C'est le principe de la ligne claire contre l'obscurantisme totalitaire.

lundi 8 octobre 2018

“C'est la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton.“
GUSTAVE FLAUBERT -
lettre à George Sand.


« Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser. » Douglas Jerrold

Faites confiance à ceux qui se dessaisissent, les plus sages parmi nous, à ceux qui descendent, qui laissent, qui peuvent mais ne font pas, aux détachés, à ceux qui cèdent le pas, aux pauvres et aux séparés.
Michel Serres (Variations sur le corps )

The Human Stain , Philip Roth
« Car nous sommes dans l'ignorance, n'est ce pas ? Il est de notoriété publique que ...
Qu'est ce qui fait que les choses se passent comme elles se passent ? Ce qui sous-tend l'anarchie des évènements qui s'enchainent, les incertitudes, les accrocs, l'absence d'unité,
les irrégularités choquantes qui caractérisent les liaisons. Personne n'en sait rien (...). A dire "il est de notoriété publique que", on ne fait qu'invoquer un cliché, que commencer à banaliser l'expérience, et ce qui est insupportable, c'est l'autorité sentencieuse des gens quand ils répètent ce cliché. Ce que nous savons, hors des clichés, c'est que personne ne sait rien.
On ne peut rien savoir. Même les choses que l'on sait, on ne les sait pas. Les intentions, les mobiles, la logique interne, le sens des actes ? C'est stupéfiant, ce que nous ne savons pas.
Et plus stupéfiant encore, ce qui passe pour savoir."



Nous prenons l'habitude de vivre avant d'acquérir celle de penser. Dans cette course qui nous précipite tous les jours un peu plus vers la mort, le corps garde cette avance irréparable.
(Le mythe de Sisyphe, Camus)


uteur: Ruwen Ogien
titre" La guerre aux pauvres commence à l'école" sur la morale laïque
Quatrième de couverture: Les ministres de l'éducation se succèdent, l'idée demeure: il serait urgent d'introduire à l'école un enseignement de morale. Non parce qu'il faudrait former, comme on en défendit longtemps l'idée, de bons patriotes prêts à tout sacrifier à la nation, mais parce qu'il faudrait contenir, discipliner, vaincre un ennemi intérieur, une classe dangereuse qui ne partagerait pas "les valeurs de la République".
Qui sont ces réfractaires? Pourquoi vouloir leur enseigner la morale? Et d'abord quelle morale? Pourquoi faudrait-il surtout qu'elle soit "laïque"?
Ruwen Ogien, dans ce nouvel ouvrage incisif et décapant, s'attaque à bien des idées reçues, révèle les lignes de force et les insuffisances d'une ambition profondément conservatrice: substituer à l'analyse des problèmes de notre temps en termes de justice sociale leur compréhension en tant que conflit de valeurs.
Ouvrage de philosophe, ouvrage d'intervention. Capital pour aborder sans préjugés ni précipitation, cette grande question de la morale à l'école.


Faites confiance à ceux qui se dessaisissent, les plus sages parmi nous, à ceux qui descendent, qui laissent, qui peuvent mais ne font pas, aux détachés, à ceux qui cèdent le pas, aux pauvres et aux séparés.
Michel Serres (Variations sur le corps