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dimanche 1 mars 2020

Antoine Volodine et le post-exotisme.


AliasManuela Draeger
Elli Kronauer
Lutz Bassmann
Naissance
Chalon-sur-Saône, Drapeau de la France France
Activité principaleRomancier
DistinctionsGrand prix de l'Imaginaire (1987)
Prix du Livre Inter (2000)
Prix Medicis (2014)


la fonction symbolique, exercer la fonction symbolique, chaman ou psychanaliste, à traque des origine du symptôme...

lundi 22 juillet 2019

"La pastorale américaine", puissant est insuffisant, je n'est pas le recul ni le vocabulaire suffisant. Un livre monumental pour qui s'interroge sur le bien, le mal, l'autorité, les existences qui glissent, la générosité, l’égoïsme, l'éducation... En réalité on est loin de la religion et du couple mixtes qui ne sont que prétextes... L'ambivalence est le vrai sujet... Les messages paradoxaux des parents mais aussi de la société... Les apparences et l’intégrité... Je le relis bientôt très vite! E<t du coup, ma question récurrente, pourquoi Modiano plutôt que Roth?

Certains critiques disent que cette lecture a été une souffrance physique... Pour moi aussi, une claque, une boule au ventre, une tension, d'habitude Roth cause sexe et me fait rire. Là, je n'ai pas ri!

Philip Milton Roth, né le  à Newark dans le New Jersey et mort le 2 à New York1, est un écrivainaméricain, auteur d'un recueil de nouvelles et de 26 romans, dont plusieurs ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques.






mardi 2 juillet 2019

 Philippe Meirieu s’est exprimé sur la question. Il a commencé par poser la question de savoir si tous étaient égaux devant la prise de parole. « Je voudrais faire deux séries de remarques. Rappeler que la prévention de la violence scolaire se joue déjà dans l’acte pédagogique au quotidien, puis rappeler que les valeurs que transmet l’école, ce sont celles du quotidien. L’école a pour mission de substituer aux rapports de force des relations fondées sur l’exigence de respect d’autrui. C’est parce qu’on libère les élèves de leur réactions primaires qu’on leur permet de passer à autre chose, ce n’est pas spontané. Libérer chacun de ses habitudes primaires, c’est aussi le libérer de cette accélération du temps, de cette pression de ces process technologiques. Et pour finir, je tiens à dire que je suis choqué de la violence de l’institution à l’égard des lycées professionnels, qui n’ont par exemple toujours pas de cours de philosophie. Ils ont une diminution des enseignements généraux, alors que ces enseignements leur permettent de devenir des citoyens dans une démocratie solidaire. » Il conclut cette table ronde sur la nécessité de recréer des établissements à taille humaine, de créer une école commune car « sans école commune, nous assisterons à une explosion des singularités, et finirons par détruire la maison commune. »

jeudi 28 février 2019

mercredi 27 février 2019

Certes un être humain est plus important qu'un objet, mais on peut détruire l'humain en détruisant ses objets/// 
Primo Lévi dans si c'est un homme:
Il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la nôtre. Ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures et même nos cheveux; si nous parlons, ils ne nous écouterons pas et même si ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom: et si nous voulons le conserver nous devront trouver la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous , de ce que nous étions, subsiste.
Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi. Mais que chacun considère en soi-même, toute la valeur, toute la signification qui s'attache à la plus anodine de nos habitudes quotidiennes, aux milles petites choses qui nous appartiennent et que même le plus humble des mendiants possède: un mouchoir, une vieille lettre, la photographie d'un être cher. Ces choses là font partie de nous presque autant que les membres de notre corps, et il n'est pas concevable en ce monde d'en être privé, qu'aussitôt nous ne trouvions à les remplacer par d'autres objets, d'autres parties de nous même qui veillent sur nos souvenirs et les font revivre.
Qu'on imagine maintenant un homme privé non seulement des êtres qu'il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement de tout ce qu'il possède: ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de tout dignité: car il n'est pas rare , quand on a tout perdu, de se perdre soi-même; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le cœur léger, sans aucune considération d'ordre humain, si ce n'est, tout au plus, le critère d'utilité. On comprendra alors le double sens du terme "camp d'extermination" et ce que nous entendons par l'expression "toucher le fond."

dimanche 3 février 2019

"J'ai découvert ce secret : après avoir gravi une colline, tout ce que l'on découvre, c'est qu'il reste beaucoup d'autres collines à gravir." N. Mandela, Un long chemin vers la liberté...


samedi 12 janvier 2019

" Se départir de l'habitude de considérer la démocratie comme quelque chose d'institutionnel et d'extérieur à soi, acquérir l'habitude de la traiter comme un mode de vie personnel, c'est comprendre que la démocratie est un idéal moral et que, dans la mesure où elle devient un fait, elle est un fait moral. C'est se rendre compte que la démocratie est une réalité uniquement si elle est réellement un lieu de vie en commun. " - John Dewey

photo de moua
Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.
Je suis d'accord avec cette 20taine de mots!!!
photo de moua

jeudi 6 décembre 2018

En déclarant "Dieu est mort" dans "Ainsi parlait Zarathoustra" (1883), Nietzsche considère la religion comme un alibi devant la faiblesse humaine et le malheur. Il fustige la morale ascétique des Eglises et rejette Dieu que l'homme a inventé pour contraindre l'humanité à la résignation. Mais Dieu étant mort, l'homme aliéné se libère du fardeau de la transcendance divine et de ses exigences morales et métaphysiques. Nietzsche constate cependant que l'homme, qui a tué Dieu, n'en a pas tiré toutes les conséquences en se contentant de transformer le christianisme en humanisme ou en se tournant vers un athéisme religieux.
"Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques."
(Friedrich Nietzsche ? / 1844-1900)


Pour Nietzsche, la "morale d'esclaves" chrétienne place l'homme dans un état d'infériorité, et en fait une vertu ; cette morale doit céder sa place à la "morale des maîtres" (Par delà le bien et le mal, 1886).

dimanche 11 novembre 2018

« Nous ne saurions apprendre à nager en lisant des ouvrages consacrés à l’hydrodynamique, ni en demeurant bien au sec au bord de la piscine. Il faut sauter, plonger à pieds joints, oser boire la tasse, couler parfois, et flotter au cœur du tragique. […] Pour foncer vers la grande santé, arrêtons de rêver à un monde aseptisé, purgé du tragique, et amusons-nous à trouver de la joie dans ce bas-monde, au cœur des vicissitudes. » Alexandre Jollien, « La sagesse espiègle »

mardi 2 octobre 2018

Alors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte: la démolition d'un homme. En un instant, dans une intuition quasi prophétique, la réalité nous apparaît: nous avons touché le fond. Il est impossible d'aller plus bas: il n'existe pas, il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la notre. Plus rien ne nous appartient: ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures et même nos cheveux; si nous parlons, ils ne nous écouterons pas, et même si ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom: et si nous voulons le conserver, nous devrons trouver en nous la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous, de ce que nous étions, subsiste.

Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi. Mais que chacun considère en soi même toute la valeur, toute la signification qui s'attache à la plus anodine de nos habitudes quotidiennes, aux milles petites choses qui nous appartiennent et que même le plus humble des mendiants possède: un mouchoir, une vieille lettre , la photographie d'un être cher. Ces choses là font partie de nous presque autant que les membres de notre corps, et il n'est pas concevable en ce monde d'en être privé, qu'aussitôt nous ne trouvions à les remplacer par d'autres objets, d'autres parties de nous même qui veillent sur nos souvenirs et les font revivre. 

Qu'on imagine maintenant un homme privé non seulement des être qu'il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement tout ce qu'il possède: ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de toute dignité: car il n'est pas rare, quand on a tout perdu, de se perdre soi-même; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le cœur léger, sans aucune considération d'ordre humain, si ce n'est, tout au plus, le critère d'utilité. On comprendra alors le double sens du terme "camps d'extermination" et ce que nous entendons par l'expression "toucher le fond".

Häftling: j'ai appris que je suis un Häfting. Mon nom est 174 517; nous avons été baptisés et aussi longtemps que nous vivrons nous porterons cette marque tatouée sur le bras gauche.

Primo Levi  Si c'est un homme





mercredi 12 septembre 2018

"Avant de repartir, je soumet à ta sagacité cette sentence de Djalâl ad-Din Rûmî, grand mystique soufi:
"La vérité est un miroir brisé tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et croit que toute vérité s'y trouve."
Il importe donc de marcher, de marcher encore.
Tout à toi,
Tristan"
EXTRAIT DE "L'homme qui fuyait le Nobel." de Patrick Tudoret

samedi 8 septembre 2018

Parmi les nombreuses histoires que Thay conte lors de ses conférences, l’une d’entre elles nous donne un bon exemple de ce qu’est le besoin irrépressible de l’homme d’avoir raison. Le conte débute lors d’une matinée ordinaire dans une région du Vietnam. Dans les années 1960, le contexte belliqueux était en train de prendre de l’ampleur dans ces terres tranquilles, sereines et marquées par les habitudes séculaires de ses habitants.
En ce jour ordinaire, deux vieux pêcheurs naviguaient sur la rivière, quand tout à coup, ils virent une embarcation remonter le fleuve et se diriger droit sur eux.L’un des deux anciens, qui était en train de ramer, pensa immédiatement que cette embarcation était celle de l’ennemi. L’autre ancien commença à crier très fort, car il pensait qu’il s’agissait là d’un pêcheur égaré et peu aguerri, qui était simplement en train de faire une manœuvre hasardeuse.
Les deux pêcheurs commencèrent à se disputer comme s’ils étaient deux enfants dans une cour d’école, jusqu’à ce que l’embarcation qui remontait le fleuve les percute et les projette dans l’eau. Ils se mirent à s’agripper aux restes de bois de leur barque, pour finalement se rendre compte que l’embarcation qui les avait percutés était vide. Aucun des deux n’avait donc raison. L’authentique ennemi était donc dans leur esprit, dans des pensées si obtuses qu’ils étaient devenus comme aveugles à leur propre réalité.

mardi 7 août 2018

La crise actuelle de l'humanité est crise de la politique au grand sens du terme, crise à la fois de la créativité et de l'imagination politique, et de la participation politique des individus. La privatisation et l' "individualisme" régnants laissent libre cours à l'arbitraire des Appareils en premier lieu, à la marche autonomisée de la techno-science à un niveau plus profond.
Nous n'avons pas b...esoin de quelques sages. Nous avons besoin que le plus grand nombre acquière et exerce la sagesse- ce qui, à son tour, requiert une transformation radicale de la société comme société politique instaurant non seulement la participation formelle mais la passion de tous pour les affaires communes. Or, des êtres sages, c'est la dernière chose que la culture actuelle produit.
Cornelius Castoriadis
Stephanos banknote