GH : Oui alors j’ai dit « je veux continuer ». « Qu’est-ce que tu veux continuer, alors ? » « Je veux continuer à étudier, je veux aller à l’école. » J’étais au lycée, assez bonne et même brillante sauf dans certaines matières, et ma mère disait, complètement désespérée : « Gisèle ne veut pas se marier. Alors qu’est-ce qu’elle veut faire ? Elle veut étudier ». Elle accompagnait son propos d’un geste : le doigt à la tempe comme pour suggérer que je ne tournais pas rond.
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Tania Angeloff : Et à partir de quel moment avez-vous eu les mots pour le dire ? Parce qu’on sent une révolte, une rébellion même dès l’enfance, quand vous racontez dans vos livres autobiographiques [1][1] Citons, entre autres : Le lait de l’oranger, 1988,... que pendant que vous nettoyez le sol, vos frères eux ne font rien dans la maison…
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GH : Non je n’avais pas de mots encore, j’avais des actes… J’ai fait la grève de la faim très longtemps.
http://www.madmoizelle.com/proces-viol-documentaire-237967
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