mardi 3 septembre 2019

Il n'existe que deux manières de gagner la partie : jouer coeur, ou tricher.
Tricher est difficile ; un tricheur pris est battu.
Jouer coeur est simple. Il faut en avoir, voilà tout.
Vous vous croyez sans coeur ?
Vous regardez mal vos cartes !

Jean Cocteau

samedi 31 août 2019

 "Rien n'est poison, tout est poison, seule la dose fait le poison..." (Paracelse)

lundi 22 juillet 2019

Nous ne devons jamais oublier qu'aucun homme ne peut s'échapper de lui-même .
( Goethe )
"La pastorale américaine", puissant est insuffisant, je n'est pas le recul ni le vocabulaire suffisant. Un livre monumental pour qui s'interroge sur le bien, le mal, l'autorité, les existences qui glissent, la générosité, l’égoïsme, l'éducation... En réalité on est loin de la religion et du couple mixtes qui ne sont que prétextes... L'ambivalence est le vrai sujet... Les messages paradoxaux des parents mais aussi de la société... Les apparences et l’intégrité... Je le relis bientôt très vite! E<t du coup, ma question récurrente, pourquoi Modiano plutôt que Roth?

Certains critiques disent que cette lecture a été une souffrance physique... Pour moi aussi, une claque, une boule au ventre, une tension, d'habitude Roth cause sexe et me fait rire. Là, je n'ai pas ri!

Philip Milton Roth, né le  à Newark dans le New Jersey et mort le 2 à New York1, est un écrivainaméricain, auteur d'un recueil de nouvelles et de 26 romans, dont plusieurs ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques.






mardi 2 juillet 2019

 Philippe Meirieu s’est exprimé sur la question. Il a commencé par poser la question de savoir si tous étaient égaux devant la prise de parole. « Je voudrais faire deux séries de remarques. Rappeler que la prévention de la violence scolaire se joue déjà dans l’acte pédagogique au quotidien, puis rappeler que les valeurs que transmet l’école, ce sont celles du quotidien. L’école a pour mission de substituer aux rapports de force des relations fondées sur l’exigence de respect d’autrui. C’est parce qu’on libère les élèves de leur réactions primaires qu’on leur permet de passer à autre chose, ce n’est pas spontané. Libérer chacun de ses habitudes primaires, c’est aussi le libérer de cette accélération du temps, de cette pression de ces process technologiques. Et pour finir, je tiens à dire que je suis choqué de la violence de l’institution à l’égard des lycées professionnels, qui n’ont par exemple toujours pas de cours de philosophie. Ils ont une diminution des enseignements généraux, alors que ces enseignements leur permettent de devenir des citoyens dans une démocratie solidaire. » Il conclut cette table ronde sur la nécessité de recréer des établissements à taille humaine, de créer une école commune car « sans école commune, nous assisterons à une explosion des singularités, et finirons par détruire la maison commune. »

mardi 25 juin 2019

Aung San Suu Kyi Citation
L’un de ses discours les plus connus,“Libérez-nous de la peur” (Freedom from Fear), commence ainsi :
« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »
« Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. (...)Dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé. »
Aung San Suu Kyi , Asie , Birmanie , Libération , Politique

vendredi 1 mars 2019

Quand on parle de sauver la planète, je parle souvent de décroissance, j'ai eu Paul Ariès en prof d'éco à 16/17 ans... Décroître , oui... Des limites des méthodes, des avis, on en a tous, et on peut s'écouter. En toute logique il faudrait aussi que la population cesse d'augmenter.
Et là, on fait comment?
L'accessibilité pour tous aux moyens de contraception, super, et si possible à ceux qui permettent de le pas choper le SIDA, les Hépatites...
Si les gens y ont accès ET s'en saisissent, génial, miraculeux.
Et après ça, qui a le droit de faire des bébés, combien? Quand on voit ce qu'ont donné les politiques de contrôle des naissances, les eugénistes, les fachos... Quelles solutions à part les épidémies et les famines?
C'est compliqué la vie d'insomniaque quand même!
BONJOUR les gens! 




jeudi 28 février 2019

mercredi 27 février 2019

Certes un être humain est plus important qu'un objet, mais on peut détruire l'humain en détruisant ses objets/// 
Primo Lévi dans si c'est un homme:
Il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la nôtre. Ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures et même nos cheveux; si nous parlons, ils ne nous écouterons pas et même si ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom: et si nous voulons le conserver nous devront trouver la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous , de ce que nous étions, subsiste.
Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi. Mais que chacun considère en soi-même, toute la valeur, toute la signification qui s'attache à la plus anodine de nos habitudes quotidiennes, aux milles petites choses qui nous appartiennent et que même le plus humble des mendiants possède: un mouchoir, une vieille lettre, la photographie d'un être cher. Ces choses là font partie de nous presque autant que les membres de notre corps, et il n'est pas concevable en ce monde d'en être privé, qu'aussitôt nous ne trouvions à les remplacer par d'autres objets, d'autres parties de nous même qui veillent sur nos souvenirs et les font revivre.
Qu'on imagine maintenant un homme privé non seulement des êtres qu'il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement de tout ce qu'il possède: ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de tout dignité: car il n'est pas rare , quand on a tout perdu, de se perdre soi-même; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le cœur léger, sans aucune considération d'ordre humain, si ce n'est, tout au plus, le critère d'utilité. On comprendra alors le double sens du terme "camp d'extermination" et ce que nous entendons par l'expression "toucher le fond."

mercredi 20 février 2019






Quelqu’un a écrit sur Twitter que la masse des GJ n'était pas vraiment antisémites mais plutôt indifférente. Axel Kahn commente  en évaluant que c'est l'indifférence autant que l'antisémitisme qui a tué 6 millions de juifs en 1941-1945.

Et une autre de mes amies de souligner que le jour où l'on arrivera à une solution juste pour le problème de l'occupation Israélienne cela désarmera beaucoup le ressentiment qui englobe aujourd'hui injustement tous les juifs. D'autant plus que beaucoup de juifs ne souscrivent pas à la politique israélienne.
Et c'est probablement vrai... Mais l'intitulé de la manif d'hier était positionnement contre le racisme ET l'antisémitisme. Les migrants ne viennent pas Israél, ils meurent par millier et la majorité des gens s'en moque pas mal, voire s'en arrange!!


Une dernière personne que je ne compte pas dans mes amis dit que :"cette dernière manif c'est: comment créer une polémique bidon au sein d'un mouvement pour l'étouffer de l'intérieur...
Mais pour moi, justement, ça ne fait pas polémique et depuis le début c'est un peu mon problème, ce mouvement soulève de vrais souffrances, mais en son sein c'est chaque un pour moi...
 La législation du travail dézinguée, personne ne bouge.
 Mon gazole augmente, tous à la rue.
 Des actes inadmissibles sont posés: dégradations, insultes antisémites, silence à nouveau.... Personne ne se dit clairement "contre"... 
La polémique n'est pas bidon et le mouvement ne s'étouffe ni de l’intérieur, ni de l’extérieur... Il n'avance pas trop non plus, à force de consensus... Parler de polémique bidon, refuser de se prononcer, ça me parait un peu facile.
 Le chacun pour soi ne mène pas là ou le "tous ensemble" pourrait.


En plus, ils se trompent de cibles, le gouvernement tout pourri qu'il est n'est pas pour autant le vrai soucis, le vrai soucis s'appelle pouvoir des multinationales... Mais les gentils gilets jaunes s'attaquent peu aux grosses enseignes et retournent bien gentiment au travail le lundi... Ce mouvement s'éteindra de lui même, ou pas, mais ne se donne pas les moyens d'aller quelque part.
Pendant ce temps la guerre et la haine, perdurent, le climat reste un enjeu et les multinationales se marrent, bien tranquilles dans leurs buildings climatisés, ils ne prennent pas les ronds-points, eux, ils appellent l'hélico

dimanche 10 février 2019

Je n'ai pas de langue maternelle. J'ai simplement plusieurs langues fraternelles."
Quel meilleur moyen pour rencontrer un homme que de lire ses pensées jetées pendant des années dans un petit calepin. J'aime beaucoup Tomi Ungerer, son désespoir, sa tristesse pour l'Alsace, ses sautes d'humeur qui se dévoilent dans ce recueil et sa volonté farouche d'aller de l'avant sans oublier le passé et son humour corrosif. C'est une personnalité qui ne peut être enfermée, qui n'a pas de frontière, en perpétuel doute.
"J'essaie d'apprendre aux enfants à se moquer des adultes. Les enfants grandissent et les adultes rapetissent. Ils finissent par avoir la même taille."


https://www.babelio.com/livres/Ungerer-Erotoscope/106140



https://www.tomiungerer.com/




https://www.musees.strasbourg.eu/biographie-tomi-ungerer




https://next.liberation.fr/culture/2019/02/09/tomi-ungerer-dans-la-lune_1708445?fbclid=IwAR2Br7vmGwlH6gYgc14l11mfQXpuWapvBQ3-71KNco4szlUlD4rGvZrxSUA




https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/02/09/le-dessinateur-tomi-ungerer-est-mort_5421467_3382.html?fbclid=IwAR1_GXUtMO5Ft5UEAoHr1JK6Ar6NtQMqaFI3LW-3uDxdmSXO6HsbtwQ2Isw