jeudi 24 novembre 2016

Les crèches, jardins d'enfants, et centre de loisirs s'adaptent à ces réalités humaines et sociales, avec des conditions d'encadrement et de proximité respectueuses des particularités des petits. Les crèches n'accueillent pas plus de 8 petits âgés de 2 ans pour un adulte et peuvent effectuer un travail d'écoute et de socialisation si nécessaire à cet age. (2)
Le taux d'encadrement en centre de loisirs est de 1 animateur pour 8 enfants de moins de 7 ans.(3)
L'école maternelle française ose rassembler jusqu'à 30 petits dans une même classe. Les effectifs moyens sont de 26 enfants par classe en 1999, avec une ATSEM au petit bonheur la chance, que les classes doivent souvent se partager.(4)
Le "vivre ensemble" ne peut s'imposer qu'à la hache, les actes de violences se multiplient avec le nombre, mais aussi avec la réduction de l'espace vital : l'autre se fait surtout oppressant, l'affirmation de soi inaudible, le bruit insupportable, et l'action des adultes dépasse difficilement la frontière des pipis-bretelles.




http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2003/violence_maternelle.aspx


Bénévole à l'école maternelle d'un petit village j'ai été effarée par la violence qui régnait dans la cour de récréation., attention, nous sommes un villages a réputation calme... Enfin bon, pour moi depuis toujours, c'est pas parce que c'est petit et que c'est dit comme ça qu'il n'y a pas de violences . Parfois elles sont d'un autre genre, se voilent d'un charme discret: celui des non dits.
Chabrol et Bazin ne sont pas si loin que ça... C'est un village.

Lorsque j'en parle, certaines me répondent que oui, c'est affreux. Mais néanmoins elles sont entravées par un manque criant d'effectif. Pas pire qu'ailleurs... C'est comme ça...

Les petits garçons poussent à toute vitesse les vélos et tricycles des petites filles. Ils les poussent aussi longtemps que c'est nécessaire, toujours plus vite, jusqu'à ce qu'elles tombent. Ils sont très surpris que je leur demande des excuses... Et sitôt ces excuses pas vraiment prononcées , ils enfourchent le vélo qu'ils convoitaient depuis le début. trois ou quatre fois en une heure, pour... 20/ 25 enfants.

Lorsque je raconte ça au chargé des affaires scolaires de la mairie il me répond: "C'est comme ça , faut que les enfants se frottent, ça leur forge le caractère".

Ah?
L'école chargée de socialisation, oui!!!  La violence montant partout, certes, bien que cette domination du petit gars existe elle depuis la nuit des temps. Après, faut-il laisser faire? Je n'en suis pas convaincue.

https://www.meirieu.com/ARTICLES/ecole_maternelle_ecole_premiere.htm


Ecole primaire...
Une gamine hurle sur un trottoir au milieu du village "Machin il ma violé". Machin, en l'occurence, c'est mon fils, donc admettons que je ne sois pas tout à fait objective. Forcément. Admettons.
Un article du permis à point dit "je respecte mes camarades"
3 points :
*j'ai le droit de m'exprimer mais je ne dois pas dire de gros mots ni de menaces, je dois parler gentiment, poliment. Je ne dois pas couper la parole.
*je dois entrer et me déplacer calmement et silencieusement dans les locaux.
*J'ai le droit d'aller aux toilettes, mais je ne dois ni y jouer, ni ouvrir la porte si un copain y est déjà, ni espionner mes camarades.
5 points:
J'ai le droit de jouer avec mes camarades mais
*je ne dois pas les mettre en danger,
*je ne dois pas être méchant ou violent.

J'en reviens à "Machin m'a violer, la môme s'est fait remonter les brettelles sur le coup mais n'a perdu ni un point, ni trois, ni cinq"...

La directrice me répond: "le monde change, les enfants changent, ils disent sans arrêt je vais te tuer, ça choque beaucoup ma grand-mère, on ne peux pas sanctionner chaque mot dit."

Bon, je note, une accusation très sérieuse de viol, à dix ans, au milieu de la rue, c'est donc un mot dit, et selon le barème sus-cité, pas la peine, pas le temps de prendre une sanction de trois ou cinq points. Et c'est sans doute parce que je suis la mère de machin que je prend cela trop à coeur.

Ce que je vois moi, au fond, c'est une école qui a baissé les bras. Le monde est comme ça... J'en passe et des meilleures...

A coté de ça les instits offrent trois ou quatre demi-journées de leur temps privé pour organiser et/ou participer à des rencontres festives ou sportives, se forment à la pleine conscience, modifient leurs façons de faire d'elles même, innovent, donnent d'elles-mêmes. Cela sans conteste!


Mais la violence, c'est comme ça, maintenant, disent-elles avec fatalisme.

Oui, je ne suis a l'école que comme bénévole, que quelques heures par semaine, avec mon seul bagage de 20 ans d'emploi d'infirmière, et en plus avec la tare d'être mère d'un zèbre hyper-sensible. Alors je n'y connais rien, et je suis seule à ne pas avoir de recul... Malgré tout, là, je ne suis pas convaincue!






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