lundi 19 juillet 2021
mercredi 14 juillet 2021
Après la route,
Après la lecture de" la route',
plus exactement et pour ne plagier aucun titre... Je suis enfin persuadée que nous sommes tous succeptibles de devenir un jour, selon les circonstances, de véritables salopards!!!
Terminé l'angelisme. Je trimbalais cette idée depuis des décennies, cela restait très "intellectualisé", théorique...
Mon grand-père était maquisard, ça ne faisait pas de nous une "grande" famille... Il s'agissait de son courage, son mérite à lui, pas du notre, encore moins du mien...
Je suis persuadée depuis que je suis devenue mère qu'être collabo, par peur, par faiblesse, avec la bonne excuse de ne pas mettre mes enfants en dangers , m'était possible, peut-être même probable... (La majeure partie des résistants mais pas la totalité il est vrai était de très jeunes hommes sans enfants.) Avoir des enfants c'est devenir fort et faible à la fois!!! A moins que ça ne soit voir ses faiblesses soulignées?
Que deviendraient mes bons principes si la situation était vraiment critique, s'il s'agissait de survie...
Depuis que j'ai lu la route, ça n'est plus théorique, je le sens dans mes tripes, dans mes bouffées d'angoisses, dans mes rêves... Oui, je suis certaine maintenant que pour survivre je serais capable de tuer! Madame n'a pas la moindre éducation? Ou alors l'éducation est plus un vernis qu'une fondation? J'étais il y a peu persuadée du contraire...
Je le savais, l'homme est un loup pour l'homme, un sociologue au moins a écrit un livre sur ces tribus amazoniennes agonisantes où les parents sont capables d'enlever le pain de la bouche de leur progéniture afin d'assurer leur propre survie.
Oui, mais tout cela restait écrit, un présupposé, une élucubration, une théorie, une probabilité.
Cormac McCarthy en a fait, pour moi, un ressentit, une certitude.
Et ça fout la trouille!
J'espère pouvoir aller voir le film, mais les résumés que j'en lis me promettent une déception... On dit de ce film qu'il est un film d'anticipation. A mon sens, un des mérites de l'écrivain est justement que rien n'était daté, rien n'est nommé, ce qui rend je trouve cette histoire, sa barbarie et ses espoirs bien plus universels!
Saint-Luc, tu as sans doute raison, lorsque l'on lit un livre qu'on aime VRAIMENT, on a envie de le partager... Je ne me souviens pas de livre que j'ai aimé autant, que j'ai eu à ce point envie de partager, de ne pas taire...
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Le titre: La route.
L'auteur: Cormac Mac Carthy
Quatrième de couverture:
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac Mac Carthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême.
Pour moi, l'histoire d'une peur séculaire, la perte de la lumière, de la chaleur... Est-ce que le soleil pourrait, un matin, ne pas se lever?
Moi qui adore la pluie, j'ai depuis huit jours moult angoisses lorsqu'il fait gris...
Une étrange métaphore filée entre ce père qui lutte et les arbres qui tombent petit à petit, au fil des années.
Et une très belle histoire de transmission, de relais offert, de relais pris, entre un père et son fils.
Même si on parle beaucoup de barbarie, de cruauté, de catastrophe, j'ai lu avant tout l'histoire d'un père transmettant des valeurs à un fils qui se les appropries...
C'est une très belle histoire, marquante, sacrément marquante... Si le moral n'est pas au triple beau fixe, abstenez vous, ce livre laisse des traces!
Mais tout est à prendre:
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Certains appellent ça de l'information. Je répète, Certains appellent ça de l'information.
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Un écrivain des âmes blessées, des existences atypiques, des accidentés de la vie, beaux et en marge... Les passés incertains, les avenirs ...


