jeudi 28 février 2019

mercredi 27 février 2019

Certes un être humain est plus important qu'un objet, mais on peut détruire l'humain en détruisant ses objets/// 
Primo Lévi dans si c'est un homme:
Il n'est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la nôtre. Ils nous ont pris nos vêtements, nos chaussures et même nos cheveux; si nous parlons, ils ne nous écouterons pas et même si ils nous écoutaient, ils ne nous comprendraient pas. Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom: et si nous voulons le conserver nous devront trouver la force nécessaire pour que derrière ce nom, quelque chose de nous , de ce que nous étions, subsiste.
Nous savons, en disant cela, que nous serons difficilement compris, et il est bon qu'il en soit ainsi. Mais que chacun considère en soi-même, toute la valeur, toute la signification qui s'attache à la plus anodine de nos habitudes quotidiennes, aux milles petites choses qui nous appartiennent et que même le plus humble des mendiants possède: un mouchoir, une vieille lettre, la photographie d'un être cher. Ces choses là font partie de nous presque autant que les membres de notre corps, et il n'est pas concevable en ce monde d'en être privé, qu'aussitôt nous ne trouvions à les remplacer par d'autres objets, d'autres parties de nous même qui veillent sur nos souvenirs et les font revivre.
Qu'on imagine maintenant un homme privé non seulement des êtres qu'il aime, mais de sa maison, de ses habitudes, de ses vêtements, de tout enfin, littéralement de tout ce qu'il possède: ce sera un homme vide, réduit à la souffrance et au besoin, dénué de tout discernement, oublieux de tout dignité: car il n'est pas rare , quand on a tout perdu, de se perdre soi-même; ce sera un homme dont on pourra décider de la vie ou de la mort le cœur léger, sans aucune considération d'ordre humain, si ce n'est, tout au plus, le critère d'utilité. On comprendra alors le double sens du terme "camp d'extermination" et ce que nous entendons par l'expression "toucher le fond."

mercredi 20 février 2019






Quelqu’un a écrit sur Twitter que la masse des GJ n'était pas vraiment antisémites mais plutôt indifférente. Axel Kahn commente  en évaluant que c'est l'indifférence autant que l'antisémitisme qui a tué 6 millions de juifs en 1941-1945.

Et une autre de mes amies de souligner que le jour où l'on arrivera à une solution juste pour le problème de l'occupation Israélienne cela désarmera beaucoup le ressentiment qui englobe aujourd'hui injustement tous les juifs. D'autant plus que beaucoup de juifs ne souscrivent pas à la politique israélienne.
Et c'est probablement vrai... Mais l'intitulé de la manif d'hier était positionnement contre le racisme ET l'antisémitisme. Les migrants ne viennent pas Israél, ils meurent par millier et la majorité des gens s'en moque pas mal, voire s'en arrange!!


Une dernière personne que je ne compte pas dans mes amis dit que :"cette dernière manif c'est: comment créer une polémique bidon au sein d'un mouvement pour l'étouffer de l'intérieur...
Mais pour moi, justement, ça ne fait pas polémique et depuis le début c'est un peu mon problème, ce mouvement soulève de vrais souffrances, mais en son sein c'est chaque un pour moi...
 La législation du travail dézinguée, personne ne bouge.
 Mon gazole augmente, tous à la rue.
 Des actes inadmissibles sont posés: dégradations, insultes antisémites, silence à nouveau.... Personne ne se dit clairement "contre"... 
La polémique n'est pas bidon et le mouvement ne s'étouffe ni de l’intérieur, ni de l’extérieur... Il n'avance pas trop non plus, à force de consensus... Parler de polémique bidon, refuser de se prononcer, ça me parait un peu facile.
 Le chacun pour soi ne mène pas là ou le "tous ensemble" pourrait.


En plus, ils se trompent de cibles, le gouvernement tout pourri qu'il est n'est pas pour autant le vrai soucis, le vrai soucis s'appelle pouvoir des multinationales... Mais les gentils gilets jaunes s'attaquent peu aux grosses enseignes et retournent bien gentiment au travail le lundi... Ce mouvement s'éteindra de lui même, ou pas, mais ne se donne pas les moyens d'aller quelque part.
Pendant ce temps la guerre et la haine, perdurent, le climat reste un enjeu et les multinationales se marrent, bien tranquilles dans leurs buildings climatisés, ils ne prennent pas les ronds-points, eux, ils appellent l'hélico

dimanche 10 février 2019

Je n'ai pas de langue maternelle. J'ai simplement plusieurs langues fraternelles."
Quel meilleur moyen pour rencontrer un homme que de lire ses pensées jetées pendant des années dans un petit calepin. J'aime beaucoup Tomi Ungerer, son désespoir, sa tristesse pour l'Alsace, ses sautes d'humeur qui se dévoilent dans ce recueil et sa volonté farouche d'aller de l'avant sans oublier le passé et son humour corrosif. C'est une personnalité qui ne peut être enfermée, qui n'a pas de frontière, en perpétuel doute.
"J'essaie d'apprendre aux enfants à se moquer des adultes. Les enfants grandissent et les adultes rapetissent. Ils finissent par avoir la même taille."


https://www.babelio.com/livres/Ungerer-Erotoscope/106140



https://www.tomiungerer.com/




https://www.musees.strasbourg.eu/biographie-tomi-ungerer




https://next.liberation.fr/culture/2019/02/09/tomi-ungerer-dans-la-lune_1708445?fbclid=IwAR2Br7vmGwlH6gYgc14l11mfQXpuWapvBQ3-71KNco4szlUlD4rGvZrxSUA




https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/02/09/le-dessinateur-tomi-ungerer-est-mort_5421467_3382.html?fbclid=IwAR1_GXUtMO5Ft5UEAoHr1JK6Ar6NtQMqaFI3LW-3uDxdmSXO6HsbtwQ2Isw
































dimanche 3 février 2019

"J'ai découvert ce secret : après avoir gravi une colline, tout ce que l'on découvre, c'est qu'il reste beaucoup d'autres collines à gravir." N. Mandela, Un long chemin vers la liberté...