vendredi 28 septembre 2018

Carnets Janvier 1936
On se croit retranché du monde, mais il suffit qu'un olivier se dresse dans la poussière dorée, il suffit de quelques pages éblouissantes sous le soleil du matin, pour qu'on sente en soi fondre cette résistance. Ainsi de moi. Je prends conscience des possibilités dont je suis responsable. Chaque minute de vie porte en elle sa valeur de miracle et son visage d'éternelle jeunesse.

jeudi 27 septembre 2018

« J’étais en train d’abandonner tout ça, d’envoyer au diable la prose élégante et mesurée, celle qui évite tout ce qui pourrait ressembler à une atteinte à la morale et aux bonnes manières. Le respect, je n’en pouvais plus. (…)
Et je me sentais bien dans cet immeuble puant, avec ces gens qui n’étaient aucunement cultivés, aucunement intelligents, qui ne connaissaient rien de rien et qui résolvaient tout – ou compliquaient tout – avec des cris, des gros mots, de la brutalité, des coups. C’était comme ça, point final. »
Pedro Juan Gutierrez

mercredi 12 septembre 2018


"Une culture riche est une culture qui à la fois sauvegarde et intègre. C'est une culture à la fois ouverte et fermée contrairement à l'idée que chaque culture comporte en elle-même une plénitude." 

Extr. de Vers l'abîme – Edgar Morin 





"Avant de repartir, je soumet à ta sagacité cette sentence de Djalâl ad-Din Rûmî, grand mystique soufi:
"La vérité est un miroir brisé tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et croit que toute vérité s'y trouve."
Il importe donc de marcher, de marcher encore.
Tout à toi,
Tristan"
EXTRAIT DE "L'homme qui fuyait le Nobel." de Patrick Tudoret

dimanche 9 septembre 2018

Ma mémé aurait dit, si tu n'as pas ce que tu aimes, aime ce que tu as. En Asie on appelle ça le contentement... Et peu à peu, nous ne nous contentons plus...
"Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d'apprécier avec moins." Dan Millman

samedi 8 septembre 2018

« Le passé a fui, ce que tu attends est absent, mais le présent est tien ».
-Proverbe arabe-
“Le plus beau cadeau que nous pouvons faire à une autre personne est notre attention. »
Thich Nhat Hanh-
Parmi les nombreuses histoires que Thay conte lors de ses conférences, l’une d’entre elles nous donne un bon exemple de ce qu’est le besoin irrépressible de l’homme d’avoir raison. Le conte débute lors d’une matinée ordinaire dans une région du Vietnam. Dans les années 1960, le contexte belliqueux était en train de prendre de l’ampleur dans ces terres tranquilles, sereines et marquées par les habitudes séculaires de ses habitants.
En ce jour ordinaire, deux vieux pêcheurs naviguaient sur la rivière, quand tout à coup, ils virent une embarcation remonter le fleuve et se diriger droit sur eux.L’un des deux anciens, qui était en train de ramer, pensa immédiatement que cette embarcation était celle de l’ennemi. L’autre ancien commença à crier très fort, car il pensait qu’il s’agissait là d’un pêcheur égaré et peu aguerri, qui était simplement en train de faire une manœuvre hasardeuse.
Les deux pêcheurs commencèrent à se disputer comme s’ils étaient deux enfants dans une cour d’école, jusqu’à ce que l’embarcation qui remontait le fleuve les percute et les projette dans l’eau. Ils se mirent à s’agripper aux restes de bois de leur barque, pour finalement se rendre compte que l’embarcation qui les avait percutés était vide. Aucun des deux n’avait donc raison. L’authentique ennemi était donc dans leur esprit, dans des pensées si obtuses qu’ils étaient devenus comme aveugles à leur propre réalité.

lundi 3 septembre 2018












Les écoles ont cessé d'être des lieux d'étude de la vérité pour devenir des usines à produire des pièces détachées pour la machine économique.
Kodo Sawaki.
"Les plus riches ont décidé de nous faire une guerre.. leur indifférence est totale. Si tu leur dis qu'en Espagne, à 60 ans, on peut être obligé de travailler pour 2,60€ de l'heure, ils s'en foutent... ils sont déjà prêts pour ce monde là. Dans leur tête c'est réglé : pour les pauvres, ça va être très dur, et ils s'en tamponnent. On vivra entre riches dans des mini bulles bunkers. Tant pis pour les crevards. J'ai eu longtemps l'impression que les riches ne se rendaient pas compte, mais là je pense que c'est pire : c'est concerté, c'est ce qu'ils veulent, que les gens s'enfoncent dans une misère noire. Ils ne voient pas le travailleur comme un être humain mais comme un problème à gérer." ...
( V. Despentes )