dimanche 28 janvier 2018

Jordi Olivuer

























autoportraits de ma princesse quand elle avait 12 ans


"Il n'était pas gêné par sa misère. Elle était grande et large et il s'y promenait librement. Elle était comme une prison spacieuse ; il était libre d'aller d'un mur à l'autre de sa misère sans demander la permission à personne. Il était seulement gêné de la sentir si abondante. C'était une misère riche. Il ne savait comment la dépenser."
Albert Cossery. "Les hommes oubliés de Dieu"



"Haïssez celui qui n’est pas de votre race
Haïssez celui qui n’a pas votre foi
Haïssez celui qui n’est pas de votre rang social
Haïssez, haïssez, vous serez haï.
De la haine, on passera à la croisade, 
Vous tuerez ou vous serez tué
Quoi qu’il en soit, vous serez les victimes de votre haine
La loi est ainsi :
Vous ne pouvez être heureux seul
Si l’autre n’est pas heureux, vous ne le serez pas non plus,
Si l’autre n’a pas d’avenir, vous n’en aurez pas non plus,
Si l’autre vit d’amertume, vous en vivrez aussi,
Si l’autre est sans amour, vous le serez aussi.
Le monde est nous tous, ou rien.
L’abri de votre égoïsme est sans effet dans l’éternité.
Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus."
"Haïssez". Louis Calaferte.

Je n’ai plus d’ombre non plus. Ah mon ombre, ma chère ombre. Il faut que j’écrive une longue lettre à cette ombre que j’ai perdue. Je commencerai par Ma chère ombre. Ombre, ma chérie. Tu vois. Il n’y a plus de soleil. Il n’y a plus qu’un tropique sur deux. Il n’y a plus qu’un homme sur mille. Il n’y a plus qu’une femme sur l’absence de pensée qui caractérise en noir pur cette époque maudite. Cette femme tient un bouquet d’immortelles de la forme de mon sang."
André Breton. "Le revolver à cheveux blancs"
" Bien entendu, je ne suis ni celui-ci, ni celui-là, ni un autre, ni comme ça, ni autrement, ni tout à fait différent, ni ce que vous croyez, ni ce que je pense, ni ce mensonge, ni ce qu’on suppose, ni ce que je laisse voir, ni ce que je prétends, ni ce que j’invente, ni ce qu’on dit, ni ce que j’approuve, ni ce qui m’est défendu, ni ce que je rêve, ni rien de tout cela.
Je suis tel que je suis. "
Calaferte

jeudi 25 janvier 2018

Alexandre Jollien, "petit traité de l'abandon.
Apprendre à ne plus refuser le réel, à accueillir ce qui est, sans résister, sans lutter sans cesse, cette fâcheuse tendance qui me mène à l'épuisement. Tel est le thème de ces pensées que je vous invite à écouter et à lire... (première page)
deuxième page: Une phrase de Spinosa illustre la quête de mon existence:"bien faire et se tenir en joie". Entre les deux, une écriture fluide, une réflexion profonde mais accessible.
Troisième page: "au seuil de ces pensées, j'aimerais rappeler une formule de Nietzsche tirée du Gai Savoir: "N'aie cure que d'être fidèle à toi même et tu m'auras suivi." (Ne suis fidèlement que toi-même et alors tu me suivra- doucement! doucement!")

mercredi 24 janvier 2018

" Qui ne donne rien n'a rien. Le plus grand malheur n'est pas de ne pas être aimé, mais de ne pas aimer. "
Carnets 3 - Albert Camus
"Le démocrate, après tout, est celui qui admet qu'un adversaire peut avoir raison, qui le laisse donc s'exprimer et qui accepte de réfléchir à ses arguments. Quand des partis ou des hommes se trouvent assez persuadés de leurs raisons pour accepter de fermer la bouche de leurs contradicteurs par la violence, alors la démocratie n'est plus".

Albert Camus
Extrait de "Démocratie et Modestie"
Combat, février 1947

dimanche 21 janvier 2018






gratuité et dépendance
















 Megumi Nemo qui dessine


ça peut toujours être pire.

" -Il vous faut apprendre à gérer ce besoin constant d'être agréable aux autres.
-OK si ça vous fait plaisir."

repue

vous sentez vous dominés par votre mère?