samedi 30 septembre 2017

Facebook m'a suspendue pour huit jours,
j'avais publié les photos que je publie ici...


 Facebook qui laisse des pages néonazies,
interdit des photos de nus qui sont à peine plus nues qu'une pub de parfum aujourd'hui.
Du nu des années 1950...
Pudibonderie mal placée je trouve,
dans un pays ou le port d'arme est autorisée et la violence presque pas censurée...

Ci-dessous une photo de Bert Stein,
artiste photographe reconnu.



 Ici je crois play-boy, certes, mais on en voit autant sur la plage depuis des décennies.
et puis...
C'est Maryline,
quand même,
tout le monde a déjà vu ces photos!


Bienfait pour moi,
depuis le temps que je me dis qu'il faut renoncer à FB qui n'est pas LE bon outil pour le beau...


Bonne fin de semaine à tous!




 et faites plaisir à vos yeux,
parce qu'elle est belle,
parce que ce sont de belles photos.

plus de photos ici:






vendredi 29 septembre 2017

Ci dessous un rapport remis, il y aura bientôt 80 ans, par Paul Ramadier, ministre, au Président du Conseil, Edouard Daladier. Celui ci voulant réserver l'emploi aux travailleurs français, il promulgue le décret-loi du 2 mai 1938 sur la police des étrangers. Le rapport ci dessous explique le pourquoi et le comment de la mise en place de cette police.
N'oublions pas que 4 ans plus tard on est arrivé à la rafle du Vel d'Hiv. Il est certaines libertés que l'on prend avec les droits humains et dont la violence nous échappe. Souvenons nous d'Edouard Daladier, et souvenons nous aussi qu'un parti dont la proximité avec certains pro-nazis est connue de tous, était, à deux reprises depuis 2002 au 2nd tour de nos élections présidentielles.
Décret sur la police des étrangers.
RAPPORT
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE
Paris, le 2 mai 1938
Monsieur le Président
Le nombre sans cesse croissant d’étrangers résidant en France impose au Gouvernement, investi du pouvoir législatif dans un domaine nettement défini, d’édicter certaines mesures que comma nde impérieusement le souci de la sécurité nationale, de l’économie générale du pays et de la protection de l’ordre public.
Il convient d’édicter, dès l’abord -et pour bien marquer le caractère du texte qui est soumis à votre haute approbation—que le présent projet de décret-loi ne modifie en rien les conditions régulières d’accès sur notre sol, qu’il ne porte aucune atteinte aux règles traditionnelles de l’hospitalité française, à l’esprit de libéralisme et d’humanité qui est un des plus nobles aspects de notre génie national.
La France reste toujours aussi largement ouverte à qui vient, chez elle, recueillir les enseignements de ses richesses intellectuelles et morales, visiter ses sites incomparables, apporter fraternellement sa contribution au travail de la nation. Elle reste toujours aussi largement ouverte à la pensée, à l’idéal persécutés, qui lui demandent asile, à la condition toutefois qu’il ne soit pas fait du titre respectable de réfugié politique un usage illégitime qui serait un abus de confiance, et qu’une conduite exempte de tout reproche, une attitude absolument correcte vis-à-vis de la République et de ses institutions, soient l’inflexible règle pour tous ceux qui bénéficient de l’accueil français.
Cet esprit de générosité envers celui que nous nommerons l’étranger de bonne foi trouve sa contre-partie légitime dans une volonté formelle de frapper désormais de peines sévères tout étranger qui se serait montré indigne de notre hospitalité.
Et tout d’abord la France ne veut plus d’étrangers « clandestins », d’hôtes irréguliers : ceux-ci devront, dans le délai d’un mois fixé par le présent texte, s’être mis en règle avec la loi ou, s’ils le préfèrent, avoir quitté notre sol. C’est ainsi que,dans une pensée d’ordre et de sécurité qui domine les dispositions ci-dessous, nous avons cru devoir faire disparaître ce que nous appellerons le « non-délit impossible ». il peut en effet se produire – le cas est plus fréquent qu’on ne le croit généralement—qu’un étranger frappé par un arrêté d’expulsion se trouve hors d’état d’obtenir le visa étranger qui lui permettrait de quitter notre pays et d’aller ailleurs ;contre sa volonté il se trouve en état de délit permanent, ce qui constitue évidemment une situation inadmissible. Il y a là un état de fait qu’il faut aborder en face et qu’il faut régler ; c’est pourquoi un article spécial dispose que dans un tel cas le ministre de l’intérieur pourra assigner à l’intéressé une résidence déterminée qui rendra sa surveillance possible. Si l’étranger indésirable ne se soumet pas, il sera frappé des mêmes peines que l’expulsé rentré irrégulièrement en France, peines que le texte rend justement sévères.
Pour déceler et identifier les étrangers clandestins et ceux qui ne sont pas en règle, il nous a paru indispensable d’étendre à tout logeur, professionnel ou bénévole, l’obligation de déclarer, dans des formes extrêmement simples et commodes à fixer par voie réglementaire, qu’il héberge un étranger. Rien de vexatoire dans une telle obligation, simple mesure d’ordre dont on aperçoit toute la portée pratique comme toute l’efficacité.
Ajoutons encore que le nouveau texte, en son article 4, permet d’atteindre, par des sanctions rigoureuses, toutes les officines louches, tous les individus gravitant autour des étrangers indésirables, font un trafic honteux de fausses pièces, de faux passeports, sont les complices d’actes irréguliers souvent très graves, dans leurs conséquences, pour la sécurité publique ; en outre par l’article 12 se trouve sanctionné, d’une manière sévère, l’usage par un étranger d’une fausse identité, d’un faux état civil.

mardi 26 septembre 2017

Ci dessous un rapport remis, il y aura bientôt 80 ans, par Paul Ramadier, ministre, au Président du Conseil, Edouard Daladier. Celui ci voulant réserver l'emploi aux travailleurs français, il promulgue le décret-loi du 2 mai 1938 sur la police des étrangers. Le rapport ci dessous explique le pourquoi et le comment de la mise en place de cette police.
N'oublions pas que 4 ans plus tard on est arrivé à la rafle du Vel d'Hiv. Il est certaines libertés que l'on prend avec les droits humains et dont la violence nous échappe. Souvenons nous d'Edouard Daladier, et souvenons nous aussi qu'un parti dont la proximité avec certains pro-nazis est connue de tous, était, à deux reprises depuis 2002 au 2nd tour de nos élections présidentielles.
Décret sur la police des étrangers.
RAPPORT
AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANÇAISE
Paris, le 2 mai 1938
Monsieur le Président
Le nombre sans cesse croissant d’étrangers résidant en France impose au Gouvernement, investi du pouvoir législatif dans un domaine nettement défini, d’édicter certaines mesures que comma nde impérieusement le souci de la sécurité nationale, de l’économie générale du pays et de la protection de l’ordre public.
Il convient d’édicter, dès l’abord -et pour bien marquer le caractère du texte qui est soumis à votre haute approbation—que le présent projet de décret-loi ne modifie en rien les conditions régulières d’accès sur notre sol, qu’il ne porte aucune atteinte aux règles traditionnelles de l’hospitalité française, à l’esprit de libéralisme et d’humanité qui est un des plus nobles aspects de notre génie national.
La France reste toujours aussi largement ouverte à qui vient, chez elle, recueillir les enseignements de ses richesses intellectuelles et morales, visiter ses sites incomparables, apporter fraternellement sa contribution au travail de la nation. Elle reste toujours aussi largement ouverte à la pensée, à l’idéal persécutés, qui lui demandent asile, à la condition toutefois qu’il ne soit pas fait du titre respectable de réfugié politique un usage illégitime qui serait un abus de confiance, et qu’une conduite exempte de tout reproche, une attitude absolument correcte vis-à-vis de la République et de ses institutions, soient l’inflexible règle pour tous ceux qui bénéficient de l’accueil français.
Cet esprit de générosité envers celui que nous nommerons l’étranger de bonne foi trouve sa contre-partie légitime dans une volonté formelle de frapper désormais de peines sévères tout étranger qui se serait montré indigne de notre hospitalité.
Et tout d’abord la France ne veut plus d’étrangers « clandestins », d’hôtes irréguliers : ceux-ci devront, dans le délai d’un mois fixé par le présent texte, s’être mis en règle avec la loi ou, s’ils le préfèrent, avoir quitté notre sol. C’est ainsi que,dans une pensée d’ordre et de sécurité qui domine les dispositions ci-dessous, nous avons cru devoir faire disparaître ce que nous appellerons le « non-délit impossible ». il peut en effet se produire – le cas est plus fréquent qu’on ne le croit généralement—qu’un étranger frappé par un arrêté d’expulsion se trouve hors d’état d’obtenir le visa étranger qui lui permettrait de quitter notre pays et d’aller ailleurs ;contre sa volonté il se trouve en état de délit permanent, ce qui constitue évidemment une situation inadmissible. Il y a là un état de fait qu’il faut aborder en face et qu’il faut régler ; c’est pourquoi un article spécial dispose que dans un tel cas le ministre de l’intérieur pourra assigner à l’intéressé une résidence déterminée qui rendra sa surveillance possible. Si l’étranger indésirable ne se soumet pas, il sera frappé des mêmes peines que l’expulsé rentré irrégulièrement en France, peines que le texte rend justement sévères.
Pour déceler et identifier les étrangers clandestins et ceux qui ne sont pas en règle, il nous a paru indispensable d’étendre à tout logeur, professionnel ou bénévole, l’obligation de déclarer, dans des formes extrêmement simples et commodes à fixer par voie réglementaire, qu’il héberge un étranger. Rien de vexatoire dans une telle obligation, simple mesure d’ordre dont on aperçoit toute la portée pratique comme toute l’efficacité.
Ajoutons encore que le nouveau texte, en son article 4, permet d’atteindre, par des sanctions rigoureuses, toutes les officines louches, tous les individus gravitant autour des étrangers indésirables, font un trafic honteux de fausses pièces, de faux passeports, sont les complices d’actes irréguliers souvent très graves, dans leurs conséquences, pour la sécurité publique ; en outre par l’article 12 se trouve sanctionné, d’une manière sévère, l’usage par un étranger d’une fausse identité, d’un faux état civil.

samedi 23 septembre 2017

Enivrez-vous


    Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. 

    Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. 

    Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront : « Il est l'heure de s'enivrer ! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. » 

Charles Baudelaire - Le Spleen de Paris, XXXIII



vendredi 22 septembre 2017

En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix.


Carl von Clausewitz / De la guerre

jeudi 21 septembre 2017

Cet enfant
Celui que tu fus et penses perdu
Il est au fond de toi
Blotti
Tremblant, il attend
Qu'on lui donne la main et qu'on l'amène au jour
"LE TEMPS D'UN SEIN NU entre deux chemises"
Robert Nottenbaum
" Aussi longtemps qu'on fréquente la poésie, on ne risque pas le vide intérieur . "
Emil Cioran

lundi 18 septembre 2017

Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, – Il finirait par ne plus voir ce qui vaut d’être regardé.
Feuillets d’Hypnos (1946)
René Char




Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté.

Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé – la beauté.
Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.

vendredi 15 septembre 2017

Un papa ça aide à grandir, merci au mien  pour ces photos émouvantes. Mon dieu, lui que j'aime tant et depuis si longtemps, je ne l'avais jamais imaginé en terre... C'était une info sue mais inimaginable.  Camus ne peut être que debout, vaillant, combatif, vivant!  
 
un effet secondaire de l'invincible été.


 A midi, sur les pentes à demi sableuses et couvertes d’héliotropes comme d’une écume qu’auraient laissée en se retirant les vagues furieuses des derniers jours, je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d’un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu’on ne peut tromper longtemps sans que l’être se dessèche, je veux dire aimer et admirer.
Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur. C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’opposer l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se racornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche, je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté, un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté. C’était lui qui pour finir m’avait empêché de désespérer. J’avais toujours su que les ruines de Tipasa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. Ô lumière ! c’est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin. Ce recours dernier était aussi le nôtre et je le savais maintenant. Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible.







dimanche 10 septembre 2017

dimanche 3 septembre 2017



Les écoles ont cessé d'être des lieux d'étude de la vérité pour devenir des usines à produire des pièces détachées pour la machine économique.
Kodo Sawaki.
"Les plus riches ont décidé de nous faire une guerre.. leur indifférence est totale. Si tu leur dis qu'en Espagne, à 60 ans, on peut être obligé de travailler pour 2,60€ de l'heure, ils s'en foutent... ils sont déjà prêts pour ce monde là. Dans leur tête c'est réglé : pour les pauvres, ça va être très dur, et ils s'en tamponnent. On vivra entre riches dans des mini bulles bunkers. Tant pis pour les crevards. J'ai eu longtemps l'impression que les riches ne se rendaient pas compte, mais là je pense que c'est pire : c'est concerté, c'est ce qu'ils veulent, que les gens s'enfoncent dans une misère noire. Ils ne voient pas le travailleur comme un être humain mais comme un problème à gérer." ...
( V. Despentes )